Christophe

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    Christophe
    Participant

    Le drapeau commun n’a jamais vraiment fait recette. Chacun défendait son propre drapeau. Moi aussi, je n’ai jamais applaudi à la levée unilatérale et sans contrepartie du drapeau du FLNKS. Moi aussi, je suis ulcéré de l’utilisation de celui-ci sur Google et autres. On doit pouvoir agir à ce niveau.

    Frogier a fait lever le drapeau du FLNKS pour faire un coup de communication politique qui lui est retombé sur le nez. Pas très malin. IL y avait d’autres choses à faire pour tendre la main aux indépendantistes à ce moment. Il aurait pu proposer de leur laisser le champ libre pour avoir un député, par exemple. Surtout, il leur a donné un symbole fort, sans contrepartie. Comment a-t-il pu imaginer qu’ils se contenteraient d’un symbole ? Ils étaient émus, certes. Mais pas dupes. Et nous avons perdu un élément à monnayer plus tard. Ridicule. Et juste après, il est parti au Sénat. S’il avait proposé cette levée de drapeau aux électeurs AVANT les législatives, et avec une contrepartie forte des indépendantistes, alors là, on pouvait discuter de pas mal de choses. Donnant donnant. Et avec le vote aux législatives, cela pouvait être validé par le peuple. On connaît la suite.

    Le problème aujourd’hui, c’est qu’il n’y a plus rien à négocier, à part la gestion des affaires courantes.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 7 mois et 2 semaines par Christophe.
    Christophe
    Participant

    A propos de “– la conclusion indiquera le point suivant : à tout moment dans le temps les indépendantistes et uniquement les indépendantistes pourront s’ils le souhaitent renoncer à l’indépendance . un document de renonciation définitif à l’indépendance sera mis à disposition des indépendantistes par l’ Etat . Ils pourront le remplir et une copie de celui-ci sera remis à l’ Etat et l’onu . Le document ne pourra faire l’objet d’aucune négociation ( simple document de renonciation ) . Par contre le document sera absolument légalement contraignant et notamment sur un point : le caractère définitif de cette renonciation à l’indépendance et le fait que personne d’autre en Nouvelle Calédonie ne pourra à son tour demander l’indépendance .”

    Problème : comment savoir qui seront les indépendantistes dans 100 ans ? Autre problème : à quoi sert cette clause ? La revendication d’indépendance est leur fonds de commerce. Pourquoi y renonceraient-ils ? Cela me semble illusoire et inutilement provocateur.

    Sinon, tout loyaliste que je sois, j’ai du mal à croire qu’on puisse convaincre la partie adverse (qui ne s’est pas illustrée dans la gestion des provinces qu’elle contrôle, mais qui sait très bien faire de la politique) qu’on puisse la convaincre, donc, de ne revendiquer que tous les 100 ans. 50 ans, à la rigueur, à condition de gagner fortement cette fois-ci. Le droit à l’autodétermination étant reconnu internationalement, on aura du mal à empêcher les indépendantistes à réclamer l’indépendance, tant qu’ils auront des électeurs.

    Christophe
    Participant

    Si l’on veut éviter un retour aux affrontements violents, il ne faut pas proposer un retour en arrière. Donc seul le choix 3 de l’exposé de Rastignac me semble envisageable. Revenir à un système avec régions et départements me semble impossible. Par contre, il faut se préoccuper des Français résidents ici et exclus du corps électoral pour les Provinciales. Ils ont leur mot à dire. On pourrait peut-être revenir à un corps électoral glissant (sur 15 ou 20 ans, par exemple, avec obligation de résidence physique en Nouvelle-Calédonie). Je suis conscient que c’est un épouvantail pour les indépendantistes. Une fois qu’ils auront perdu trois fois de suite, dans des référendums validés par des magistrats français et des observateurs étrangers, il faudra bien qu’ils discutent. A moins qu’ils ne prennent la responsabilité de l’affrontement. Chacun sait comment cela s’est terminé la dernière fois.

    D’autre part, le mode de désignation du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ne me satisfait pas : trop indirect, trop favorable aux indépendantistes (hyper représentation des provinces Nord et Iles, et obligation d’avoir au moins un indépendantiste au gouvernement). Je ne suis pas constitutionaliste : je crois naïvement aux vertus du principe un électeur = une voix. Si les Indépendantistes étaient représentés aux Congrès suivant ce principe, il n’y seraient pas majoritaires, mais cela ne les empêcherait pas d’être archi majoritaires dans le Nord et les Iles.

    Et puis il serait temps que les clivages politiques locaux se fassent suivant des critères classiques : gauche ou droite, expérience ou nouvelles têtes, corrompus contre honnêtes, rassembleurs contre clivants, réformateurs ou conservateurs, etc. plutôt que suivant une ligne de partage dangereusement ethnique. Je suis contre les partis identitaires.

    Christophe
    Participant

    Je passe sur la caricature des enseignants, mais je pose la question : quel rapport avec la choucroute ?

    Christophe
    Participant

    Le système de représentation élective calédonien est conçu pour forcer indépendantistes et non indépendantistes, c’est-à-dire, assez largement, kanak et non kanak, à discuter et à travailler ensemble. Cela ne nous a pas si mal réussi. Mais on voit aussi les limites de ce système où quelques élus peuvent tout bloquer, ou bien faire la pluie et le beau temps. Et les provinces Nord et Iles sont artificiellement hyper représentées. Quant au gouvernement collégial, il a les mêmes origines et les mêmes limites. Il devient gênant de ne pas pouvoir élire directement le gouvernement. On vote aux Provinciales (enfin, quand on a le droit de vote…) pour des listes, et puis c’est fini : les partis font leur cuisine, et on se retrouve avec un Congrès qu’on n’a pas élu directement, lequel élit un gouvernement (qu’on a donc élu au troisième degré, en quelque sorte). C’est la Quatrième République, en pire.

    Et puis on voit bien que la province Sud concentre l’essentiel de la population et ne bénéficie que de la moitié des recettes fiscales. Cela pose problème. Et nos impôts financent largement les Provinces Nord et Iles. A quel moment ces deux dernières rendent-elles des comptes aux contribuables, très largement domiciliés dans le Sud (et dont une partie non négligeable ne vote même pas) ? En voulant forcer (avec les meilleures intentions du monde) un dialogue entre ennemis d’hier, on a sérieusement esquinté la démocratie. Il faut moderniser cela. Bon courage pour faire accepter cela aux Indépendantistes…

    Cela étant, le Nord et les Iles ont besoin d’être développés. Ne peuvent-ils l’être à travers le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ?

    Christophe
    Participant

    Le franc CFP est un euro déguisé, puisque la parité est garantie par la France. N’étant pas économiste, je ne veux pas me prononcer. Manifestement, les indépendantistes sont très attachés au franc CFP, ce qui est amusant. Mais je vois que des non indépendantistes y sont attachés aussi. Force de habitudes… Pour ma part, je me sens profondément européen, et je pense que l’UE est une chance pour la France et pour la Nouvelle-Calédonie. Est-ce que passer à l’euro nous ancrerait davantage à l’Europe ? Peut-être. Ce n’est en tout cas pas d’actualité.

    Christophe
    Participant

    D’accord avec Rastignac : il n’y a plus rien à transférer. Sinon, nous deviendrions indépendants. Si le NON l’emporte, il faudra empêcher le transfert accidentel ou sournois de ces compétences. Attention aussi à ne pas transférer le contrôle de légalité des lois : il est impératif que les lois de pays de contreviennent pas à la loi française. N’étant pas juriste, j’ai du mal à formuler ma pensée là-dessus. Nos lois doivent rester compatibles avec la constitution de la République.

    Christophe
    Participant

    A priori, non, car nous ne sommes pas une nation. Par contre, il est bon que la Nouvelle-Calédonie soit représentée dans les ambassades de France de la région. Si la Nouvelle-Calédonie a besoin de participer à des instances internationales, elle peut le faire à travers la France. Nous avons des représentants de l’Etat à Nouméa, des députés et des sénateurs calédoniens : nous sommes en mesure de nous faire entendre.

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